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GLOSSAIRE

Holdback / Retenue

En anglais : Holdback / Escrow

Portion du prix de vente retenue par l'acheteur ou déposée en fiducie après la clôture pour couvrir d'éventuelles réclamations liées aux déclarations et garanties.

Définition

Le holdback (ou retenue) est un mécanisme par lequel une portion du prix d’achat — généralement entre 5 % et 15 % — est retenue par l’acheteur ou placée dans un compte en fiducie (escrow) pour une période déterminée après la clôture de la transaction. Cette somme sert de garantie contre d’éventuels passifs non divulgués ou des violations des déclarations et garanties du vendeur.

Il ne faut pas confondre le holdback avec le complément de prix (earn-out). Le holdback protège l’acheteur contre des risques passés ou présents, tandis que le earn-out est conditionnel à la performance future de l’entreprise.

Pourquoi le holdback est important dans la vente d’une entreprise

En tant que vendeur, le holdback affecte directement le montant que vous recevez à la clôture. Sur une transaction de 5 M$ avec un holdback de 10 %, vous ne toucherez que 4,5 M$ le jour de la clôture. Le solde de 500 000 $ restera bloqué pendant la période convenue, typiquement 12 à 24 mois.

Le holdback est une pratique standard dans les transactions de PME au Québec et au Canada. Les acheteurs l’exigent pour se protéger contre des surprises — un litige non divulgué, une dette fiscale découverte après la clôture, ou un client majeur qui quitte en raison d’une condition préexistante. Plus vos déclarations et garanties sont solides et bien documentées, plus vous êtes en position de négocier un holdback réduit.

Votre levier de négociation porte sur trois éléments : le pourcentage retenu, la durée de la retenue, et les conditions de libération. Un vendeur bien préparé — avec des états financiers audités, des contrats en règle et aucun litige en cours — peut souvent réduire le holdback à 5 % sur 12 mois, plutôt que 15 % sur 24 mois.

Ce que tout vendeur devrait savoir

  • Négociez des libérations partielles : par exemple, 50 % du holdback libéré après 12 mois et le solde après 18 mois, plutôt qu’un seul versement à la fin.
  • Exigez un compte en fiducie auprès d’un tiers (notaire ou institution financière) plutôt qu’un holdback détenu directement par l’acheteur — cela protège vos fonds en cas de litige.
  • Préparez une divulgation complète et transparente avant la clôture : chaque risque non divulgué est un motif potentiel de réclamation contre le holdback.
  • Le holdback n’est pas négociable à la dernière minute — il doit être clairement défini dans la lettre d’intention (LOI) pour éviter les surprises lors de la rédaction de la convention d’achat-vente.

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